French level test C1
CEFR C1
Vocabulary
“Il fut” est le passé simple de :
être — être gives je fus, il fut, ils furent. It is the form you meet most when reading.
“Elle vint” est le passé simple de :
venir — venir and tenir are the two that make -in-: vint, tint. voir would give vit and vouloir voulut.
Dans une conversation, on dirait plutôt :
Il a ouvert la porte. — In speech you use the passé composé. The passé simple is never spoken: it is read.
___, ce chiffre n'a jamais été vérifié par personne.
Or — or is the pivot: it brings in new information that undoes what came before. It does not mean «now» or «therefore».
C'est ___ grave que personne n'a réagi.
d'autant plus — d'autant plus que strengthens the reason instead of adding one. quitte à says at what cost and the other two concede.
L'auteur ___ une hypothèse dès le premier chapitre.
formule — hypothèse goes with formuler or émettre, not faire or donner. It is a fixed collocation, and collocations are what give a foreigner away in the first line of an academic text, however impeccable the grammar.
Ce n'est qu'une ___, pas une preuve.
conjecture — une conjecture is a supposition, and it is the only thing that stands against a preuve. The other three assert: une certitude is a certainty, une évidence something taken as obvious and une constatation something verified.
«C'est une autre paire de manches» veut dire :
C'est une tout autre affaire. — It is a set phrase: it says that what comes next is far harder, or simply another matter, even though it literally talks about sleeves. Set phrases cannot be translated word by word without losing everything.
Le rapport est solide ; ___, il ne répond pas à la question posée.
cela dit — cela dit grants what was just said and then adds the reservation, without withdrawing it. car introduces a cause, ainsi a consequence or an example, and de sorte que a consequence with a clause: none of the three restricts.
Grammar
___ je suis né, pas à Paris.
C'est à Lyon que — A place is not a subject, so the mould is c'est… que. Moving the word to the front without a mould does not sound emphatic: it sounds badly built.
___ je veux, c'est un peu de calme.
Ce que — vouloir takes a direct object, so ce que. ce qui would be for the subject and ce dont for a verb with de.
C'est moi qui ___ raison, et tu le sais.
ai — The verb agrees with moi, not with c'est: c'est moi qui ai raison.
Il viendra à moins qu'il ___ trop tard.
ne soit — à moins que takes the subjunctive, and in careful language it also carries the expletive ne, which negates nothing.
Il n'en reste pas moins que le problème ___.
existe — «Il n'en reste pas moins que» takes the indicative even though it comes from a negative. It is the exception you need to know before writing it.
___ mangé, il est sorti.
Après avoir — After après comes the past infinitive: après avoir mangé. Neither a plain infinitive nor an -ant form.
___ mes parents qui ont payé.
Ce sont — With a plural, careful language writes ce sont. In speech you constantly hear c'est, but not in writing.
C'est le meilleur livre que j'___ lu.
aie — After a superlative —le meilleur, le seul, le premier— careful French uses the subjunctive: que j'aie lu. With the indicative it is still understood, but the register drops, and in a written text that shows.
___ le rapport, il a trouvé une erreur.
En relisant — The gérondif takes en in front and says both things happen at once: while rereading, he found it. Without the en it would be a present participle, explaining a cause and sounding like a written report, and the other two forms do not exist.
Peut-être ___ raison.
a-t-il — Peut-être at the start calls for inversion, with its linking t: peut-être a-t-il raison. The other ways out are «peut-être qu'il a raison», the conversational one, and «il a peut-être raison», with the adverb in the middle.
Les mains qu'elle s'est ___ étaient sales.
lavées — Here the direct object —les mains— comes BEFORE, so the participle agrees: lavées. It is the exact opposite of «elle s'est lavé les mains», where it follows and nothing agrees. Position decides everything.
___ le rapport soit long, il se lit vite.
Bien que — bien que opens a concessive with the subjunctive: bien que le rapport soit long. malgré is a preposition and would want a noun —«malgré sa longueur»— and même alone introduces nothing. It is the counterpart of German trotz and obwohl.
Dans un rapport, on écrit plutôt :
Après vérification des données… — A report prefers the noun to the verb: après vérification. The second is correct but conversational, and the last two are not French. Nominalisation is what makes a text sound written rather than spoken.
Je crains qu'il ___ trop tard.
ne soit — craindre que takes the subjunctive and drags along a ne that does NOT negate: je crains qu'il ne soit trop tard means I fear it is late, not the opposite. This expletive ne also turns up with avant que and à moins que.
Reading
Le roi mourut en 1715, et la cour quitta Versailles peu après. Ce fut une époque où tout parut changer en quelques mois : les uns partirent, les autres attendirent. Les registres de la paroisse, qui avaient été tenus sans interruption depuis un siècle, montrent une chute brutale des baptêmes dès l'automne suivant, puis un retour lent et irrégulier. Certes, les bâtiments restèrent, mais la ville, dont la population avait doublé en trente ans, se vida en une saison. Les marchands qui vivaient de la cour suivirent la cour ; ceux qui vivaient de la ville restèrent et virent leur clientèle disparaître. Or, ce que les chroniques de l'époque racontent ne coïncide pas toujours avec les registres. C'est là que les historiens ont trouvé le plus de surprises, d'autant plus que les deux sources étaient réputées fiables. Les chroniques, écrites pour être lues, insistent sur le départ et l'abandon ; les registres, écrits pour compter, montrent des familles qui restent, des mariages qui se célèbrent, des métiers qui changent de nom sans changer de rue. Ni les uns ni les autres ne mentent : ils ne répondent pas à la même question. Ce que l'on prend pour une contradiction n'est souvent qu'une différence d'échelle, et il aura fallu deux siècles pour que quelqu'un pense à lire les deux ensemble. Le travail publié cette année va plus loin. Son auteur a comparé les registres de Versailles à ceux de trois villes voisines qui n'avaient jamais eu de cour, et il montre que la courbe y est presque identique : la baisse commence avant 1715 et tient à des causes qui n'ont rien à voir avec le roi. Si l'on n'avait lu que Versailles, on aurait attribué à un événement ce qui appartenait à une époque. C'est peut-être la leçon la plus utile de ce livre, et elle dépasse largement le sujet : une source unique, si fiable soit-elle, ne dit jamais si ce qu'elle décrit est particulier ou général. Il faut au moins une deuxième pour le savoir, et il vaut mieux qu'elle ne raconte pas la même histoire. Reste une difficulté que le livre ne dissimule pas. Comparer des registres suppose qu'ils aient été tenus de la même manière, or les trois villes retenues n'employaient ni le même vocabulaire ni le même découpage des métiers ; ce qu'un curé appelait un marchand, un autre l'inscrivait comme voiturier. L'auteur y consacre une annexe de quarante pages, et c'est peut-être la partie la plus utile de l'ouvrage, bien qu'elle ne soit presque jamais citée. On y voit un historien faire ce que l'on demande rarement aux chiffres : dire dans quelles conditions ils ont été produits avant de dire ce qu'ils prouvent. C'est aussi ce qui rend le livre lent à lire et difficile à résumer, et sans doute ce qui explique que les comptes rendus parus jusqu'ici en aient retenu la conclusion sans en retenir la méthode.
À quel temps est raconté ce texte ?
Au passé simple — mourut, quitta, parut, partirent: this is the passé simple, the past of written narration. In speech they would all be passé composé.
Que fait le mot «Or» dans le texte ?
Il introduit un fait qui remet en cause ce qui précède. — or is the pivot: what has just been told stops holding. It is not «now» or «therefore».
Que dit le texte sur la ville ?
Sa population avait doublé en trente ans. — «la ville, dont la population avait doublé en trente ans»: dont says whose population it is, and the plus-que-parfait places it before the emptying.
Pourquoi les surprises sont-elles notables, selon le texte ?
Parce que les deux sources passaient pour fiables. — d'autant plus que strengthens the reason: it is more surprising because both sources were held to be reliable. The text does not say either is false.
Sur quoi repose la conclusion du travail publié cette année ?
Sur la comparaison avec trois villes sans cour, où la courbe est presque identique. — The text explains it fully: he compared Versailles with «trois villes voisines qui n'avaient jamais eu de cour» and the curve was almost identical, the fall beginning before 1715. The third option is exactly what the book warns against.
Quelle difficulté le livre ne dissimule-t-il pas ?
Les trois villes n'employaient ni le même vocabulaire ni le même découpage des métiers. — The text says it and gives the example: «ce qu'un curé appelait un marchand, un autre l'inscrivait comme voiturier». And the book devotes a forty-page appendix to it, which the text calls perhaps the most useful part, and which is almost never cited.
Que reproche le texte aux comptes rendus parus jusqu'ici ?
D'avoir retenu la conclusion sans retenir la méthode. — It is the last sentence, and the text chains it to what came before: the book is slow to read and hard to summarise, and so «les comptes rendus parus jusqu'ici en aient retenu la conclusion sans en retenir la méthode». Cause and reproach come together.
